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Des
animateurs ont écrits à partir des échanges
qui ont eu lieu durant cette période thématique.
Ces
textes forment les Traces
de passages qui correspondent aux mois
de
mars à juin 2004.
Rêver !
Rêver
viendrait du latin « exvagus » qui signifiait
vagabond ! C'est l'activité de ce qui est de passage,
sans possession, furtif, déjà ailleurs, impossible
à retenir, sans importance ni valeur, inconnu, . Que
d'associations suscite ce verbe !
Comme
il doit être nécessaire de rêver. puisqu'on le
fait tant en dormant qu'éveillé ! En comptant
tout le temps qu'on y consacre, ça fait beaucoup dans une
vie ! Si le même mot désigne des activités
qui paraissent plutôt différentes, peut-être
ne le sont-elles après tout pas tant que ça ?
« La vie est un songe »
titrait d'ailleurs une pièce de théâtre de Calderon
de la Barca (XVI° siècle).
Pourtant, les rêves
passent pour être si légers ! Est-ce bien juste envers
eux ?
Les rêves
de la nuit, étranges, inquiétants, sans queue ni tête,
comment les prendre au sérieux ? Ils manipulent des
bouts d'idées, des mots et des images bizarres, peut-être
selon d'autres logiques, peut-être avec d'autres buts. Le
réveil les efface, ils s'échappent. Mais on en reconnaît
quand même des bouts, surtout si on les raconte.
Les rêveries
qui parsèment certains moments du jour aussi sont vagabondes.
Une image se forme en soi, venue de Dieu sait où, qui nous
happe ! Impossible de se concentrer. On s'absente, on prend
congé quelques instants. Rêveusement on se berce
de ce qu'on imagine, parti dans une fantasmagorie rassurante, belle
et satisfaisante, hors du présent du monde.
Mais rêver
est aussi faire place à l'inaccessible. Rêver a un
côté « là-dessus je ne veux pas céder » !
Ce sont les idées auxquelles on tient, les grands projets
pour l'avenir, les futures réalisations, les idéaux
qui serviront de guide. Ce sont ces rêves dont on dit qu'ils
sont les plus beaux et les plus fous . Le désir
de faire y brille ardemment. On construit avec ça.si l'on
a en même temps les pieds sur terre et la tête dans
les étoiles.
Ces rêves-là
sont faits pour se promettre à l'impossible possible. Place
à l'utopie, mythe nécessaire pour ce qui est à
inventer !
Voilà
quelques pistes pour le prochain thème, qui pourrait faire
place au partage de l'étrange ou du cocasse, et permettre
de réfléchir aux choses dont tu te soutiens pour avoir
le sentiment que c'est vers ta propre vie que tu avances.
Des
animateurs ont écrits à partir des échanges
qui ont eu lieu durant cette période thématique.
Ces
textes forment les Traces
de passages qui correspondent aux mois
de
mars à juin 2004.
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