Rêves – A propos des rêves

es rêves portent toujours un peu un masque. Comment par exemple intituler un rêve ? On dit souvent « j’ai rêvé que. », ce qui montre qu’on ne sait pas où   se place le rêve, s’il a un rapport avec la réalité ou s’il est à prendre comme de l’illusion pure.

 

On se pose d’ailleurs bien des questions à leurs propos. Pourquoi on fait tout le temps ce rêve-là ? Pourquoi revient-il ?   Pourquoi voudrait-on tant (parfois) qu’il se réalise? Est-il possible de le comprendre ? Ne le trouvera-t-on pas trop débile ? C’est pour ça que l’on n’en a jamais parlé alors que ça trotte dans la tête depuis longtemps.

Et puis s’il est très clair dans la tête, comme il est compliqué de le dire avec des mots !

Voici quelques réponses, quoique pleines de points de suspension, pour s’aider à pénétrer ce terrain si fantastique.
Un rêve, ce n’est jamais « débile »…

C’est le plus souvent un souhait qui s’avance masqué… c’est une mise en scène réalisée par une part de soi qui profite justement du sommeil et de la baisse de vigilance de l’autre part de soi qui habituellement surveille les pensées… c’est une idée qui fait son chemin en profitant de la distraction du surveillant pour laisser affleurer ce qui d’habitude n’a pas sa place…

Mais le rêve prend toujours aussi des masques qui font qu’il ne se laisse reconnaître qu’à travers un langage qui ne dit pas tout de ce qu’il veut dire, qui transforme ses propres images et ses propres mots pour passer les frontières sans être reconnu… ou n’être reconnu qu’à demi par ceux qui ont les antennes tandis qu’il garde son secret ou son intimité au regard de tous les autres…

C’est vrai que l’explication n’est jamais à la hauteur de l’évidence entr’aperçue du rêve qui ne se laisse pas comprendre … le rêve montre et cache à la fois une autre face de ce qui apparaît dans la réalité… n’est-ce pas un peu de cela quant le personnage du rêve est à la fois celui qui ne comprend pas et celui qui peut se montrer capable d’écouter…

Freud disait aussi que le rêve serait déjà une forme de réalisation du souhait…

Mais un rêve garde aussi sa liberté, il est à laisser vibrer, c’est comme un peu d’air insaisissable qui aère les pensées un peu trop monotone… parfois même il insiste jusqu’à énerver un peu… peut-être parce qu’il a du mal à trouver son chemin…

Alors, s’il ne se laisse pas entièrement comprendre, le mieux est de le laisser résonner, d’accepter qu’il ne parle qu’à demi-mot, et surtout qu’il fait parler…

Il est vrai que dans notre culture, nous avons peu l’habitude de partager les rêves , mais dans d’autres cultures, il est de coutume que chacun raconte ses rêves de la nuit, les autres n’y apportent aucun jugement mais les rêves de chacun forment comme une toile de fond donnant profondeur à la vie quotidienne…

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